Le 28 janvier 2023 a eu lieu la première mondiale de la symphonie « Mediterraneum » du compositeur Andrés Valero-Castells, qui sera interprétée par l’Orquesta ADDA Simfònica, sous la direction de Josep Vicent.
Le 28 janvier 2023 a eu lieu la première mondiale de la symphonie « Mediterraneum » du compositeur Andrés Valero-Castells, qui sera interprétée par l’orchestre symphonique d’ADDA, sous la direction de Josep Vicent.
L’œuvre a été présentée dans le cadre de la réunion constitutive du Conseil diplomatique de la Casa Mediterráneo aux ambassadeurs de 23 pays méditerranéens, qui ont reçu une partition de l’œuvre adressée à leurs peuples respectifs.
La symphonie « Mediterraneum », composée expressément pour Casa Mediterráneo, est née de l’idée de donner une forme artistique aux grands thèmes que recouvre la Méditerranée : du côté positif, il y a une histoire riche, des civilisations florissantes, des échanges culturels et commerciaux, etc. mais du côté négatif, il y a aussi des phénomènes tels que la mort incessante d’immigrants dans leur tentative d’atteindre une vie meilleure sur l’autre rive.
Le premier mouvement, « Berceau des civilisations », a été organisé sur la base d’un regard rétrospectif, rappelant ces musiques, symbole de la naissance culturelle de certains des peuples les plus puissants.
Quatre documents clés sont considérés comme les premières traces musicales écrites de nos civilisations. Différents documents ont été sélectionnés, tels que l’hymne hurrien à la déesse Nikkal (1400 av. J.-C.), les hymnes delphiques à Apollon (128 av. J.-C.), l’épitaphe de Seikilos (1er siècle après J.-C.) et l’hymne d’Oxyrhynchus (3ème siècle après J.-C.). Ils ont été retrouvés en Syrie, en Égypte, en Turquie et en Grèce. Ainsi, en plus de se rattacher à cette mémoire historique, ils offrent un paradigme assez large de tout ce qu’implique la Méditerranée en tant que berceau de civilisations.
Ensuite, en tant que sujet d’actualité, les mouvements migratoires sont sociologiquement un phénomène très puissant, présent et malheureux. Le deuxième mouvement, intitulé « Tragédie des migrants », met en évidence le fait que ce bassin méditerranéen, berceau de civilisations, est en même temps une tragédie, un misérable tombeau de personnes.
Après toute cette tragédie, il y a de la place pour l’espoir. Ainsi, dans le troisième mouvement, intitulé « Utopie méditerranéenne », peut-être le plus descriptif et le plus ouvert à la fois, l’intention est de créer la sensation d’entrer dans la mer et, à un moment donné, nous entendons trois coquillages, métaphore d’un dialogue entre les trois continents qui invite à la réflexion d’une manière très douce. C’est une partie de l’œuvre dans laquelle les sons sont très paisibles et qui cherche à inviter à la réflexion depuis l’intérieur de la mer, comme si nous pensions qu’il y a encore une solution. C’est en même temps une dénonciation, car la Méditerranée peut être une tombe pour beaucoup de gens, mais aussi pour elle-même. C’est la mer la plus polluée de la planète et les facteurs sont multiples, hydrocarbures, pollution, surpêche, etc. Le troisième mouvement est le plus optimiste dans ce sens et se termine par un petit clin d’œil à l’œuvre du compositeur et ami Rafael Liñán, Polifonías utópicas, qui se rattache parfaitement au contenu en termes d’environnement sonore.
Enfin, le dernier mouvement, Praderas de Posidonia, est encore plus optimiste et met l’accent sur le véritable joyau écologique de la Méditerranée. C’est quelque chose que la nature nous offre et qui doit être préservé et promu, car c’est une leçon sur la façon dont la nature elle-même peut aider à régénérer la vie en Méditerranée. Sur le plan musical, Praderas de Posidonia recycle en quelque sorte les éléments musicaux présentés jusqu’à présent, de sorte que la symphonie se termine avec un sentiment de logique, en réécoutant certains des thèmes déjà apparus, combinés d’une manière différente.
Traduit avec DeepL.com (version gratuite)